dimanche 8 février 2009

Carrefour, Label’vie au Maroc.

Le groupe Carrefour, deuxième distributeur mondial et numéro un européen, cherchait un partenaire marocain pour s’implanter au Maroc. Label’vie, 2ème opérateur de supermarchés au Maroc, se développait à un rythme effréné. Les deux se sont unis en concluant un accord de franchise pour exploiter des hypermarchés au Maroc, classé 6ème pays émergent le plus attractif pour la grande distribution par le cabinet américain de conseil en stratégie AT Kearney.
L’ouverture du premier hypermarché exploité par Label’Vie sous enseigne Carrefour est prévue le 19 février prochain à Salé, près de Rabat. Carrefour et Label’vie ne sont pas les premiers à se lancer dans l’aventure hypermarché au Maroc. Il en existe déjà comme ceux de l’enseigne Marjane, exploitée jusqu’en 2007 par l’ONA et Auchan, avant que ce dernier ne sorte de la course.

Sources : Yasmina, http://www.carrefour.com/docroot/groupe/C4com/Pieces_jointes/Communiques_de_presse/2009/Communique%20Groupe%20Carrefour%20-%20Accord%20de%20franchise%20LabelVie%20-%20060209.pdf

samedi 7 février 2009

Dur dur d'être hard discounter?


Les enseignes de hard discount ont su attirer une clientèle française rendue plus sensible à l'argument "prix" avec la crise économique. L’essor du hard-discount en France a débuté en 1988 avec l’arrivée de deux enseignes allemandes précurseurs dans ce segment : Lidl et Aldi. Vingt ans plus tard, en 2008, les chaînes de hard discount ont atteint, selon une étude du cabinet TNS Worldpanel, 14,3% des parts de marché. Elles gagnent 0,7 point par rapport à 2007, alors que leur part de marché stagnait depuis 2005.
De part sa forte implantation, il possède environ un tiers des magasins de hard discount, l’allemand Lidl conserve la première place avec 4,8% de part de marché. Cette attractivité de Lidl s’explique aussi par sa politique des prix. Selon une enquête de Que Choisir, en effet, les magasins Lidl auraient affiché les prix les plus bas du segment hard-discount, en les augmentant moins que ses concurrents.
Car ces dernières années, sous couvert de hausse des prix des matières premières et du pétrole, les prix ont sensiblement augmenté, même dans les enseignes hard discount. Et il se peut que ces derniers profitent de cet engouement des français, une fois la barrière psychologique franchie, pour gonfler leurs prix.



jeudi 5 février 2009

Le nouveau parti anticapitaliste s’offre un joli coup de pub !


Nous avons évoqué lors d’un précédent post intitulé « vers une vague d’autoréductions dans la grande distribution » où nous vous présentions les différentes actions d’autoréductions ayant eu lieu durant les fêtes de Noël à Paris. De nouvelles formes d’affrontements entre consommateurs et distributeurs apparaissent.

La semaine dernière, des militants proches du NPA (nouveau parti anticapitaliste) dirigé par Besancenot ont encore frappé avec l’attaque d’une grande surface où ses militants ont improvisés un pique-nique afin de dénoncer les profits réalisés par les industriels dans un contexte difficile de baisse du pouvoir d’achat et d’augmentation généralisée des prix.

Cette attaque a été planifiée dans les moindres détails puisque le commando, des militants issus du collectif « l’appel et la pioche», ont pénétré dans le supermarché de Seine-Saint-Denis sous couvert d’une certaine protection médiatique puisqu’ils avaient convié les caméras de télévision (cf. vidéo France 3 iles de France) ou encore des clients qui ont vite adhéré au principe du « tout gratuit ». En effet, le principe de ce pique-nique était de mettre à disposition des clients, ou plutôt des usagers des grandes surfaces, les produits gratuitement mais à condition de les consommer sur place, le tout sur un fond de revendication anticapitaliste avec un seul mot d’ordre : « Leclerc nous carotte, carottons-les ! ».

Cette opération coup de poing a duré une bonne heure avant que l’équipe se décide à quitter les lieux aidée par les agents de sécurité impuissants face à ce rouleau compresseur médiatique.

Les grandes surfaces, elles, restent discrètes sur ce type d’évènements ; certainement pour ne pas donner à d’autres activistes d’aussi « bonnes idées ». Car faut-il le rappeler, le vol, car il s’agit ni plus ni moins d’un vol, est un risque couvert par une partie non négligeable du prix de chaque produit.

Comment nos robins des bois des grandes surfaces expliqueront à la population qu’ils prétendent défendre par ce type d’action, l’augmentation des prix due à l’accroissement du risque que ce racket organisé génère ? S’imaginent-ils que les grandes surfaces mettront la main à la poche en souriant ?

Non ! Ne soyons pas utopistes, les consommateurs honnêtes payeront le prix fort, car ils devront assumer les coûts de ce vandalisme caché derrière des revendications politiques d’un autre âge.

Ces « piques-niques » soi-disant républicains devraient se généraliser, le Monoprix de Rodez avait d’ores et déjà été pris pour cible quelques jours avant Leclerc, et les assaillants l’ont promis : ils récidiveront.

Il semble que les grandes enseignes n’aient pas tout à fait pris la mesure de ce fléau, mais ne devrait pas tarder à répliquer.

En attendant, nous pouvons nous interroger sur différents points : l’augmentation des prix ne serait pas en partie due à ce genre d’action ? Ou à l’accroissement du vol en quasi impunité dans les grandes surfaces françaises ?

Nicolas Sarkozy "Face à la crise": et les consommateurs?

Lors de son intervention télévisée du 5 février, le président Sarkozy a évoqué les difficultés européennes en termes de taxes. Prenant pour exemple le chocolat, taxé à 5% ou 19,6% selon qu'il soit noir ou au lait, Monsieur Sarkozy a tenté de démontrer qu'il ne pouvait pas changer le prix des produits à l'envi. En effet, même en ce qui concerne les "produits de première nécessité", un changement de taux de taxation doit être accepté à l'unanimité par tous les pays européens. Il a jugé ce système particulièrement inadapté.
Pourquoi alors ne pas avoir profité des six mois de présidence européenne pour pallier au problème?

A quand une législation européenne ?


Alors que les fournisseurs sont contraints par les enseignes de supermarché d'accepter de vendre leurs produits à de faibles prix d'achat, les consommateurs n’ont pas le retour escompté tant les tarifs en rayon continuent à augmenter. Les enseignes peuvent se le permettre tant elles sont en situation de monopole ; au niveau national, Carrefour, Auchan, Casino, Intermarché ou Leclerc se sont partagés le marché. Ce phénomène n’est pas exclusif en France, les 27 pays de l'Union européenne sont concernés par les effets de la concentration des grandes surfaces.

Les consommateurs attendent donc une réaction des instances européennes. Certes, une enquête a été diligentée par la Commission européenne; les conclusions de cette étude dénoncent les marges confortables que s'accordent les distributeurs au détriment des fournisseurs et des consommateurs. Mais, pour l’ instant, aucune mesure concrète, aucune réglementation appropriée n’ont été proposées afin de protéger les consommateurs et les producteurs de la position dominante des distributeurs. Il est donc temps d’harmoniser la législation communautaire afin d'encadrer la grande distribution.

mardi 3 février 2009

La location des terres, une solution de secours pour faire face à la crise alimentaire

En ces temps de crise financière et alimentaire, dirigeants et états se cognent la tête partout pour trouver une arme de secours. L’arme à la mode des pays riches n’est autre que la location des terres. L’insécurité alimentaire créée par la hausse des prix et des denrées alimentaires, provoque l’essor d’un phénomène en Afrique : l’acquisition d’exploitation agricole par les Etats et groupes étrangers. Selon les états riches la location des terres est nécessaire pour leur sécurisation alimentaire. 

Selon le Financial Times, en novembre dernier, Daewoo Logistics, un groupe sud coréen s’est « payé » Madagascar. Selon l’accord révélé par le Financial Times, Daewoo a mis la main sur 1,3 millions d’hectares à Madagascar pour 99 ans sans une contrepartie financière. Officiellement Daewoo se charge juste de la mise en valeur des terres, soit un financement de six milliards de $ sur vingt cinq ans. Les travaux seront assurés par un groupe de sud coréens et de sud africains, d’où le rôle de spectateurs attribué aux malgaches sur leurs propres terres….
Au vu de ce contrat, la question est de savoir quel est l’enjeu gagnant du pouvoir malgache, pas de transfert de technologie ou de compétences entre coréens et malgaches, ces derniers n’ont seulement vont être dépossédés de leurs propres terres mais ne disposeront pas du savoir des coréens.
Mais les malgaches ne sont pas les seuls dans ce cas de figure, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) depuis un bon bout de temps, mets en garde les pays sur ce phénomène de location des terres mais il est vrai qu’avec la crise financière, les alertes et les mise en garde de la FAO passent au second plan et pendant ce temps certains dirigeants d’états pauvres bradent, exproprient les terres de leurs pauvres concitoyens.

Au Sénégal j’ai entendu parler de la GOANA, grande offensive agricole pour la nourriture décidée par le président sénégalais, à entendre parler le président Wade, c’est une très bonne initiative à l’image de la Namibie qui a réussi son programme alimentaire, assurer la sécurité alimentaire des sénégalais, réduire la dépendance du Sénégal qui importe la quasi-totalité de ses denrées de base. Seul bémol, les acteurs de la GOANA, parmi les acteurs, la DTE, une entreprise chinoise, personne n’ignore les problèmes de la Chine, plus d’un milliards d’habitants, des phénomènes d’épuisement ou d’appauvrissement des sols chinois réduisent les rendements, la production de riz diminue rapidement, alors que la population chinoise augmente rapidement et que son niveau de vie croissant l’encourage à consommer davantage.
La Chine ne pourra pas nourrir seule sa population et devra donc importer de plus en plus de nourriture et compte bien sur des entreprises comme la DTE (Datong Trading Entreprise) au Sénégal pour assurer la sécurité alimentaire des chinois. Et cette mission, Mr Ouyang Riping directeur de la DTE compte bien la remplir car dans l’accord qui lie les autorités sénégalaises à la chine dans le cadre de la GOANA, La société va gérer la bagatelle de 35 000 hectares disséminés dans tout le pays. Juridiquement, elle ne possède pas ces terres : au Sénégal, tout le foncier est propriété d'Etat. Mais la DTE aura la mainmise sur la production des fermiers locaux, qu'elle rachètera au prix fixé par elle.

Précision : pas un gramme de ce sésame sino-sénégalais n'est destiné au marché local. Tout ira en Chine., il est établi que aucun grain de sésame ne restera au Sénégal, toute la production estimée à ira en Chine.
Ce phénomène d’occupation des terres bien qu’elle apparait minime, insignifiant aux yeux des gens par rapport à la crise financière, devrait être pris au sérieux pour la simple raison que tous les candidats à l’immigration sont souvent des jeunes gens dépossédés de leurs terres qui s’exilent. Avant c’était l’exode rural maintenant c’est l’immigration. Les accords que la France a signés avec certains pays d’Afrique sur l’immigration devraient bien prendre en compte ce phénomène de location des terres, les gens entourés de galaxies de soucis iront toujours ailleurs chercher le bonheur. Les émeutes qui se produisent actuellement à Madagascar ne seraient que l’expression de la souffrance d’un peuple par rapport à un accord entre le pouvoir malgache et Daewoo ou ils sentent vraiment lésés et oubliés. Et si on n’éteint pas le feu des maintenant en stoppant ce phénomène d’occupation des terres, ne soyons pas surpris d’une multiplicité de révoltes.

Sources :
Nouvel obs. : M. Riping, roi du sésame, Un Chinois à Dakar
Nouvel obs. : Daewoo se « paie » Madagascar
Afrik .COM : ces etats qui accaparent les terres agricoles en Afrique

lundi 2 février 2009

Le "mottainai", la réponse alimentaire du Japon face à la crise.


Contexte

Le Japon est un pays de fins gourmets, reconnu pour savoir se procurer les bouteilles de vin et les produits étrangers à prix d'or, ainsi que pour ses facultés d’adaptation aux difficultés économiques auxquelles les foyers japonais sont confrontés.


En effet, les japonais sont eux aussi touchés par la crise économique mondiale. Cette situation a un impact direct sur leur mode de consommation. Plus le pays s'enfonce dans la crise, moins les consommateurs japonais sont soucieux de la qualité des produits.

Les premiers à avoir identifié ce changement de consommation au sein des familles japonaises sont les commerces de proximité. Ils ont su développer un nouveau concept de produits baptisés
"mottainai" qui signifie veut dire c'est du gaspillage.


Le nouveau concept « hard discount », le "mottainai"

Les commerces de proximité vendent des boîtes de conserve poussiéreuses, des bouteilles de sodas avec un dépôt visible, ou encore des aliments dont la plupart aurait été écarté de la vente dans la grande distribution (supermarché, hypermarchés, etc.). Dans ces magasins, ils proposent toutes sortes de produits pour environ 60 yens (50 centimes d'euros).

La caractéristique de ce concept est que les aliments vendus dépassent la date conseillée de consommation mais pas celle de péremption.

Au Japon, l'entreprise Itochu qui s'est spécialisée dans le
mottainai sur internet, espère générer 10 milliards de yens (83 millions d'euros) de chiffre d'affaires sur trois ans avec son site.


Ce concept anticrise est-il adaptable en France?

=> Impossible

Je me demande si les causes de cette impossibilité ne proviendraient plutôt pas des mentalités –immuables - des consommateurs français trop attachés, voire trop habitués à leur qualité de vie que des lois françaises sur la qualité des produits.

Quoi qu'il en soit, voir ce genre d'initiative en France, avant même de penser à la dimension légale, ou à la réaction des organismes de consommateurs, m'étonnerait beaucoup.

Et vous, pensez-vous qu'on puisse voir un jour ce genre de marchandises en France? Consommeriez-vous ce genre de produits?

dimanche 1 février 2009

Parapharmacie en grande distribution : quels enjeux ?

Après avoir abordé cette question avec des médecins, qui ne voient « aucun problème à ce que l’on vende des produits parapharmaceutiques en grandes surfaces », dans la mesure où « les produits proposés sont bien moins dangereux pour la santé que l’ammoniac par exemple, vendu librement », il m’a semblé intéressant d’étudier les enjeux de ce secteur.


Après quelques recherches sur internet, j’ai trouvé plusieurs sites se targuant du titre de « meilleure parapharmacie en ligne ». Si n’importe qui peut faire ses courses sur le net, alors où est le problème pour la distribution de ces produits en GMS ?
Et bien comme souvent, il est financier. Listons d’abord les produits de parapharmacie, pour que tout le monde se mette d’accord : il s’agit des produits d’hygiène et de soins (alcool à 70° ou 90°, compresses…), des produits de confort (vitamines, produit pour lentilles…), des produits de diagnostic (tests de grossesse ou de glycémie), de produits divers type gel arnica ou défatiguant, et enfin de produits acaricides pour humains. A noter tout de même que les tests ne sont vendus que dans les pharmacies.

Le constat parle de lui-même. Dans un contexte où les gens n’ont plus le temps d’attendre, il leur est plus pratique de faire toutes leurs courses au même endroit. Et qui plus est quand les tarifs sont attractifs. Les vitamines C par exemple, sont en moyenne vendues 10% moins cher en GMS qu’en pharmacie. Pour les polyvitamines, ce taux oscille entre 25 et 30%, tout comme pour le serum physiologique. Les pansements semblent être un produit sur lequel de grandes marges sont réalisées, dans la mesure où ils sont vendus jusqu’à 70% moins cher en GMS…

Leclerc a été l’enseigne pionnière dans ce secteur, qui représentait en 2006 un marché de 3,2 milliards d’euros. Aujourd’hui il reste leader sur le marché, avec 37% des parts de marché (contre 31% pour Carrefour et 22% pour Auchan). Des pharmaciens sont présents en rayon pour orienter les clients et les conseiller.

Il semble tout de même nécessaire que les pharmacies conservent un rayon parapharmacie, en dehors du bénéfice que celui-ci leur permet de dégager. Les consommateurs ne doivent-ils pas avoir le choix? Le choix de dépenser moins en anticipant le genou écorché du petit dernier, et aussi la possibilité de foncer dans la pharmacie la plus proche acheter des pansements pour ampoules, pour soulager rapidement des pieds endoloris?
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