Affichage des articles dont le libellé est Le rayon des grandes enseignes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le rayon des grandes enseignes. Afficher tous les articles

jeudi 7 mai 2009

Carrefour : veut jouer les tsars !


Carrefour, déjà implanté en Chine, tourne la tête vers la "rodina" (mère patrie, la Russie). En effet le groupe français de grande distribution veut acheter le russe Sedmoï Kontinient pour 1.24 mds de dollar.

C'est en effet, grâce à la particularité du groupe (qui s'adapte culturellement aux pays où il s'implante) que la Russie voit de bonne oeil ce rachat. Carrefour est déjà prêt a adapter ses produits et ses messages à la clientèle russe.

Alors que Carrefour semblait avoir été fragilisé par divers problématiques (voir nos posts sur Carrefour) il se montre au contraire d'un expensionisme étonnement.

La crise ne semble pas avoir affaibli toutes les grandes enseignes.....

mardi 5 mai 2009

Carrefour veut percer le marché des BRIC


Après la Chine et à défaut de pouvoir s’établir en Inde où le groupe rencontre un grand nombre de difficultés, il semblerait que la Russie offre plus de facilités. En effet, Carrefour serait en train de négocier le rachat de la chaîne de supermarchés Sedmoï Kontinient. Le montant de l'opération porterait sur un total d’environ 940 millions d'euros. Le distributeur russe dispose actuellement de 140 points de vente en Russie.

Il semblerait donc que l’implantation de Carrefour dans les marchés émergents à fort potentiel reste une priorité de sa stratégie.

dimanche 26 avril 2009

iPhone, la clé de son succès : l'innovation


L'iPhone est non seulement devenue le produit phare d'Apple mais il est aujourd'hui devenue une référence d'innovation en terme de téléphonie mobile.

En effet, l'appareil combine les usages d’un téléphone mobile, d'un terminal Internet mobile, d’un assistant personnel, d’un baladeur numérique et d'une console de jeux.
Les application spécifiques aux iPhone d'Apple ont franchi le cap du milliard de téléchargements jeudi soir dernier. Payantes ou gratuites, le choix est vaste. Parmi les 35 000 appplications disponibles sur l'apple Store, la plate-forme de téléchargement, les jeux se taillent la part du lion.

L'innovation majeure de l'iPhone est la possibilité de pouvoir interagir tactilement avec l'écran à travers une interface qui permet d'utiliser deux doigts simultanément et qui a été reconnue comme très intuitive. Cela se traduit par un taux d'utilisation très important de la fonction navigation (>90 %) à la différence d'autres terminaux mobiles équipés de la fonction navigation.

Un autre exemple d'innovation stratégique : l'adaptation iphone du jeux online le plus populaire du monde World of Warcraft (11 millions de joueurs) .

Voici un test de ce jeux sur l'iphone. :




En matière d'évolution, Apple a déjà sorti le iPhone 2 qui comprend une version 3G et bientôt le iphone 3.

Le monde de l'informatique attire beaucoup de gens, Apple s'entoure des meilleurs partenaires pour que l'offre de service de l'iPhone soit incomparable.

Voila un modèle de téléphonie mobile que bien d'autres opérateurs et marques devront imiter.

Source : http://www.macplus.net/magplus/depeche-22851-world-of-warcraft-sur-iphone-
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil
http://www.youtube.com/watch?v=_q6K-4_gqxA

samedi 11 avril 2009

Du nouveau pour la publicité comparative?

La Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution (FCD) a déclaré aujourd'hui, par la voix de son président Jérôme Bédier, prévoir de rendre d'ici un mois au secrétaire d'Etat à la Consommation Luc Chatel des propositions sur la publicité comparative. Cette fédération regroupe toutes les enseignes de grande distribution, à l'exception cependant d'Intermarché et Leclerc.

C'est d'ailleurs Leclerc qui a fait de la publicité comparative son cheval de bataille via son site quiestlemoinscher.com, qui compare quelque 1478 produits de consommation courante.



La marque a été attaquée en justice en 2006 par Auchan et Carrefour. La première version du site a du être modifiée, mais la seconde est toujours en service.
Aujourd'hui, les enseignes appellent le gouvernement à mettre en place des lois plus claires, voire plus strictes en ce qui concerne ce type de publicité.

Il est certain qu'une régulation est nécessaire, afin que les enseignes respectent un certain nombre de "bonnes pratiques".
Cependant, nous sommes en droit de nous demander si Leclerc n'a pas su profiter d'une opportunité à un moment donné, et créer de ce fait une "niche" comparative, dans laquelle il serait bien périlleux pour les autres de s'engager.

En Suisse, les producteurs de lait ont choisi de traiter la problématique sous l'angle humoristique.

Leur argument est que le beurre est un produit bien plus naturel et sain que la margarine. Et voici comment ils le présentent:




jeudi 9 avril 2009

Ecologie et la grande distribution : Les premiers tests de l'étiquetage carbone.


L'article précédant concernait les supermarchés de demain et leurs services. Je rajouterai ici un point important. Les supermarchés de demain devront exiger de leurs fournisseurs la performance sociale et environnementale de chaque produit. A quel but me direz vous? c'est l'objet de cette article. Bonne lecture

Avant toute chose il est important de savoir qu'une loi écologique va être mise en place dès 2011.

Cette loi impose à la grande distribution un nouveau mode d'étiquetage appelé carbone.
Chaque produit devra mentionner l’indice de carbone émis de la fabrication à la distribution du produit.

Ainsi le client pourra savoir le total en équivalent CO2 émis pour son chariot. Ce chiffre sera également intégré à la facture à coté du prix.
Aujourd'hui de nombreuses enseignes (Auchan, Leclerc, et Nature et Découverte...) ont déjà commencé à tester l'étiquetage carbone sur la plupart de leurs produits.


mercredi 8 avril 2009

Les supermarchés de demain , les attentes des consommateurs sur la grande distribution


Aujourd'hui, il existe de nombreux supermarchés (Auchan, Carrefour, etc..) chacun possède sa propre marque de fabrique (exemple pour Lidl : il se positionne sur des bas prix et des MDD*)

Demain, par le schéma de concurrence existant entre ces supermarchés, les consommateurs exigeront de leurs supermarchés plusieurs services qui, aujourd'hui, ne sont pas généralisés.

Comment se démarquera une enseigne d'une autre dans le marché de la grande distribution de demain ? Voici quelques pistes :

- La sécurité et les contrôles des produits :

La mondialisation très avancée que connait le monde d'aujourd'hui, a marqué l'arrivée des produits étrangers qui connaissent un fort succès. Ce succès doit évidement être accompagné d'une garantie sur la qualité des produits. Les consommateurs français se méfie des commerces de type Mottanai. La plupart des Français préfèrent dépenser plus pour avoir une qualité de produit capable de garantir leur sécurité sanitaire. ( CF Le dossier du lait contaminé chinois en France)

- Le prix

On pense souvent que le prix est l'un des principaux facteurs dans les meilleurs cas, voire unique la plupart du temps, illustrant le fait qu'une grande surface soit à l'écoute de ces clients.
Aujourd'hui, il ne suffit plus d'avoir un positionnement prix pour convaincre : il faut certes avoir des prix compétitifs et attractifs mais également justifier ceci par la décomposition du prix ( une partie pour les tests sécuritaires, d'autres pour des associations "commerce équitable, etc", prix d'achat et prix de vente "double étiquetage").

- Les promotions

En général, les grandes enseignes de la distribution ont déjà intégré ce principe de fidélisation marketing. Les plus réactifs d'entre eux l'ont même reporté sur leur site web pour inciter leur clients à prendre des cartes de fidélité.
Ces gestes commerciaux sont souvent très appréciés et utilisés par les personnes du 3eme âge.

- Le structuration des rayons

Voici un PPT mis en ligne par intellego.fr

(Pour voir le pptliens : http://www.intellego.fr/uploads/4/1/4150/files/L__implantation%20marchandisage%20en%20GMS.pps)

Les supermarchés de demain devront poursuivre leurs études spatiales sur le gain du temps d'achat pour le consommateur. Certaines enseignes n'ont toujours pas compris que plus de temps le consommateur passe à chercher son produit, plus ils augmentent le risque qu'il ne se fidélise pas à ces enseignes.

- L'acces pour handicapé


Enfin une enseigne, ici Auchan qui développe un service adapté au hadicapé. L' idée est toute simple, surbaisser une partie du comptoir mais surtout permettre aux repose-pieds de se glisser en dessous pour pouvoir s’installer de face.
Le logo “handicap” permet en un seul coup d’oeil de repérer cette facilité qui aurait pu échapper à mon attention.
L’idée est géniale, hyper simple, ne coûte rien et facilite totalement la vie des PMR.

Le supermarché de demain à le devoir d'être adapté à tous.

- Proposer de nouveaux modes pour faire ses courses

Les enseignes qui réussiront demain sont celles qui s'adapteront aux divers besoins de leur clientèle pour faire leurs courses.

Si nous prenons encore une fois le bon exemple d'Auchan, ils ont développé plusieurs manières de faire les courses :

Par internet :

- Livraison à domicile : AuchanDirect

Ils l'ont compris, certaines personnes n'ont plus temps de faire leur course et grâce à ce nouveau mode d'achat, ces nouvelles typologies de personnes (souvent des professionels) gagnent un temps fou pour réaliser leur course via internet. Après avoir passé leur commande sur le net, ils n'ont plus qu'à attendre que leur courses soit livrées.

Par semi-Internet

Les courses à emporter : AuchanDrive

En plus fort, à mi-chemin entre l'achat traditionnel et celui sur internet, l'achat à emporter consiste à commander une liste de courses et juste venir les chercher après le boulot par exemple.

Le but est également de developper ces nouveaux modes d'achats pour rendre possible ces achats à des gens qui ne peuvent se déplacer, ou encore ceux qui habite dans un village reculé.

-Culturel:

La France est composée de plusieurs régions qui ont chacune leurs spécificités. Dans les super marchés de demain, chaque magasin devra se doter d'une sensibilité culturel selon la région où il se situe pour que leur clients puissent s'identifier à ces derniers.

- Une transparence :
L'enseigne qui arrivera à mettre en place un environnement de transparence, de la production jusqu'à la vente des produits aura gagné la confiance de ces clients. Ceci sous entend d'établir de très bonnes relations officielles avec leurs producteurs et fournisseurs.



Voici quelques recommandations qui je pense répondent à certains des besoins de demain des consommateurs.

mardi 7 avril 2009

Flash info: Lidl accusé d'espionnage

Une affaire d'espionnage plane sur Lidl. En effet, le discounter allemand est soupconné d'avoir "fiché" ses salariés de manière plutôt... précise.

Jugez par vous-même: la société avait inscrit sur les fiches de ses employés des éléments des plus personnels, obtenus sous la pression. Ainsi, sur les fiches retrouvées dans des poubelles, on apprend que tel employé a une tumeur, mais benigne, et telle autre n'arrive pas à tomber enceinte.


Quel interet pour l'entreprise?
Ce n'est pas la première fois que la chaine est au coeur d'un scandale de ce type. Début 2008, Lidl avait fait appel à des detectives privés afin de contrôler les faits et gestes des salariés, et lutter contre le vol de stock.

Promettre les prix les plus bas, et pouvoir les assurer, passe effectivement par cette lutte contre le vol en amont. Cependant, toute la grande distribution y est sujette, et le moins que l'on puisse dire est que Lidl n'a pas su mettre en oeuvre les methodes adéquates.


Quelques chiffres sur la démarque inconnue en grande distribution:
Les distributeurs indiquent que les marchandises volées comptent pour 38,4 % (soit 9,94 milliards d’euros) de la fraude interne alors que près d'un quart (23,8 %) des pertes internes correspondent au vol de liquidités, de coupons, de bons d'échange ou de chèques-cadeaux (plus de 6,12 milliards d’euros).


La réaction du groupe ne s'est pas fait attendre, et les têtes sont tombées: le responsable pour l'Allemagne, Frank-Michael Mros, sera remplacé par Jürgen Kisseberth, 59 ans. Ainsi, selon un communiqué, "Le directoire tire les conséquences des reproches récents concernant la protection des données".


Jusqu'à la prochaine fois?

samedi 28 mars 2009

Tesco cherche à se développer grâce une nouvelle stratégie.

Tesco, géant mondial de la grande distribution a choisi de se différencier par rapport à ses concurrents. En effet, la firme britannique a décidé de se lancer sur un nouveau marché pour le moins surprenant puisqu’il s’agit de celui des agences bancaires.

Après un test réussi dans un magasin de Glasgow, le groupe a décidé de lancer ce concept dans 3 magasins mais cette fois-ci en Angleterre (Blackpool, Bristol et Coventry). Ces agences offriront la gamme de produits déjà proposés par la filiale spécialisée du groupe, Tesco Personal Finance (TPF), à savoir assurances, cartes de crédit et prêts à la consommation.

Ces agences se situent dans la galerie commerciale de la grande surface. Maintenant se pose la question de savoir si les consommateurs font faire confiance à une « nouvelle » banque en ces temps obscurs pour le secteur bancaire.

Cette stratégie a le mérite d’être innovante et c’est vrai qu’avec la situation économique actuelle, tout le monde se doit d’innover et Tesco surprendra certainement beaucoup de monde avec cette stratégie.

vendredi 27 mars 2009

Pique-nique de faim de mois

Une vingtaine de sympathisants du collectif L'Appel et la Pioche (proche du NPA) ont organisé un pique-nique au centre Leclerc de Clichy-la-Garenne.

Ils ont mis en place une table, l'ont couverte de victuailles prises dans les rayons, et ont invité les clients à se servir, afin en quelque sorte de "récupérer leur pouvoir d'achat", comme l'ont dit les manifestants.

Les marges de la grande distribution sont bien sur le problème majeur que veut combattre cette organisation, mais peut-on considérer que cette action, menée toutes les fins de mois depuis septembre 2008, porte ses fruits??


La pelle et la Pioche et le NPA dans un supermarché, ca donne ça:

jeudi 26 mars 2009

Metro: l'exercice 2009 s'annonce difficile

Contre toute attente, le géant allemand de la distribution Metro troisième distributeur européen à échappé à la crise de fin d'année 2008 malgré une diminution des ventes sur son marché principal: Allemagne.

Malgré cette contraction des ventes, Metro à bouclé l'exercice 2008 annonçant des ventes et des résultats records. Le groupe de distribution a donc su naviguer à travers les turbulences de la crise et dégager un chiffre d'affaire de près de 70 milliards d'euros avec un résultat opérationnel en hausse de 7%. Cependant, les effets de la crise se sont tout de même fait ressentir sur son bénéfice net en recule de 51% par rapport à l'exercice 2007.

2009: Une année noire

Au cours de l'exercice 2008, le géant allemand à créer quelque 15.000 emplois dans le monde soit une augmentation de près de 5.6% portant à 290.940 salariés fin 2008. Le plan de restructuration présenté par le conseil de direction prévoit d'inverser la tendance avec la suppression de 15.000 emplois ! il semblerait que le groupe allemand souhaite faire redescendre ses effectifs au niveau de 2007 pour passer sans encombre la crise tout en étant suffisamment fort pour bénéficier d'une hypothétique reprise.

Metro à l'image des autres géants de la grande distribution semble n'avoir aucune visibilité sur l'avenir et ne peut avancer aujourd'hui des objectifs à un an, la crise économique empêchant toute stratégie à long terme dans une industrie dont la croissance peut repartir à une vitesse folle. Le groupe devrait pouvoir en dire plus sur ses objectifs chiffrés dès la fin du premier trimestre qui sera déterminent pour la plus part des entreprises du secteur.

Le groupe a par ailleurs présenté ses ambitions chinoises, avec l'implantation des magasins Media Markt et Saturn. Cette implantation pourrait lui permettre d'assurer des entrées d'argent sur un marché en forte croissance.

Il semblerait que la visibilité des géants de la grande distribution soit réduite sur l'exercice 2009 et les prévisions de croissance ne sont pas optimistes.

lundi 23 mars 2009

Cospar fait monter la pression sur la grande distribution dans la Réunion



Qui est COSPAR ?

COSPAR est le Collectif d’organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion chargé de défendre les intérêts des Réunionnais.

Que revendique t'il?

Le collectif revendique une baisse de 20% sur 500 articles de consommation courante, et invite donc la grande distribution à revoir sa position tarifaire à la Réunion.

Que c'est il passé?

Nous pouvons résumer ces évènements en trois parties:

  • Samedi 21 mars, au matin, des militants de COSPAR ont procédé au blocage d'un hypermaché "Jumbo Score" du Port. ( le barrage fut levé en milieu de journée).
  • Dans l'après midi, COSPAR a mené une action similaire à l’entrée du supermarché Leclerc de la Palissade.
  • Dimanche 22 mars, les membres du collectif ont dressé un barrage pour bloquer l’accès des véhicules sur l’aire de stationnement de Carrefour Saint-Clotilde. Avec l’accord de la direction de Carrefour, les manifestants sont entrés dans la galerie marchande du magasin et ont pu exprimer les raisons de leur action. Les membres du collectif ont quitté les lieux dans le calme en milieu de journée.
Résultat ?

La grande distribution se propose d’appliquer des diminutions de 5 à 14% 80 articles dont un tiers produits localement.

Pour aller plus loin.

Ce qu'il faut savoir, c'est que ces blocus n'ont provoqué aucun trouble de l'ordre public. La population locale a fortement sountenu ce mouvement. Malgré ce joli succès, seulement 20% de la population a été consulté sur le choix des produits devant être affectés par ces diminutions.
Ce qui est navrant, c'est que nos départements d'Outre-Mer soient touchés par la crise avec une telle virulence , provoquant un tel impact sur la consomation qu'ils en sont réduits à faire leur propre "lobbying" pour faire baisser les prix.

Source : http://www.temoignages.re

dimanche 8 mars 2009

La grande distribution : Un secteur en pleine mutation

Pour faire face à la crise, de nombreux distributeurs adaptent leurs stratégies, après carrefour, c’est au tour de casino de restructurer son activité et de quitter le modèle de l’hypermarché pour se positionner en tant qu’épicier pour passer la période de crise au chaud.

Casino qui détient les enseignes Géant, Casino, Franprix, Leader Price et Monoprix semble bien préparer à la crise, il annonce une hausse de ses ventes sur l’exercice 2008 de près de 15% ainsi que de son bénéfice de près de 6%. Malgré les incertitudes qui planent sur le marché de la grande distribution en 2009, mais Casino semble bien préparé à affronter la baisse du pouvoir d’achat des Français ainsi que la crise économique en général.

Le changement des modes de consommation indépendamment de la crise y est aussi pour quelques choses, les gens étant de plus en plus à la recherche de supermarchés de quartier, plus petits, plus conviviaux et ne nécessitant pas de déplacement en banlieue. Les grands groupes tels que Carrefour commencent petit à petit à se recentrer sur les petites épiceries de quartier afin de talonner le groupe Casino leader en la matière.

Casino à également annoncé qu’il diminuerai la vente des produits de grandes marques peut rentable et intensifierai ses efforts sur la vente de produit dit de « marque distributeur » sur lesquels les marges sont plus importantes. En 2008, les marques Casino représentaient plus de 50% des produits en vente, ce chiffre est amené à augmenter au cours de l’exercice 2009.
De plus, Casino dispose d’enseigne discount telle que Leader Price. Les discounters représentent aujourd’hui plus de 14% du marché alors qu’ils ne représentaient moins de 10% en 2001. De plus, la présence en ligne de Casino par sa filiale Cdiscount lui permet de concurrencer les autres distributeurs en proposant lui aussi des produits non alimentaires à des prix défiant toute concurrence.

Dernier point, le groupe Casino prévoit d’accroitre sa rentabilité en vendant plus d’1 milliard d’euro d’actif principalement immobilier avant 2011 et devrait aussi se débarrasser de sa filiale néerlandaise qui représente un gouffre financier. À court terme, Casino échangera des actifs avec sa foncière (Mercialys). Ces ventes devraient lui permettre de se recentrer sur la France et de continuer à développer ses activités.

Casino est très bien préparé pour traverser la crise qui devrait secouer les marchés encore quelques mois et se joue complètement de la crise.

jeudi 19 février 2009

Parapharma et grande distribution: l'avis d'un spécialiste

Suite aux commentaires laissés par David, administrateur de Philapharm, webzine médical axé sur l’information et la prévention, je lui ai demandé de répondre à quelques questions sur la parapharmacie.
Voici ses réponses, qui permettent de compléter ce post.

RetailCore: Pouvez-vous vous présenter, et présenter Philapharm?
Philapharm: David, étudiant en 3ème année de pharmacie, rédacteur de philapharm.fr webzine de vulgarisation médicale axé sur la prévention et le conseil. Je consacre une partie de mon temps à me documenter sur des problèmes de santé publique, alors il m’a semblé naturel de partager mes synthèses et mes sources à tous les internautes intéressés. En effet, il est difficile de trouver sur le web des informations médicales à la fois sûres et simples.


R: dans le cadre de la parapharmacie, parle-t-on de clients ou de patients? Est-ce que ce sont les mêmes produits qui sont vendus à des prix différents en pharma et en GMS?
P: Pour comprendre cette subtilité, il faut bien établir les différences entre pharmacies et parapharmacies.
Les pharmacies vendent les médicaments sur ordonnances (ou non) et remboursés (ou non) et les médicaments OTC ou d’automédication. En plus de cette fonction première, elles vendent des produits dermo-cosmétiques ainsi que des accessoires. Ces produits étaient autrefois réservés à l’officine mais les pressions des grands distributeurs ont eu raison de ce privilège et dans les années 80, ces produits cosmétiques ont pu être vendus dans des unités autonomes appelées parapharmacies.
Les parapharmacies sont donc simplement des espaces de ventes de produits cosmétiques. La présence d’un pharmacien n’y est pas obligatoire. En outre, certains fabricants cosmétiques refusent que leurs produits soient vendus dans des parapharmacies n’employant pas de pharmaciens (distribution sélective). Ces fabricants dont les produits sont incontournables obligent donc l’emploi de docteurs en pharmacie pour assurer au mieux la sécurité et la qualité de leurs produits à haute valeur ajoutée. A noter que le terme de pharmaciens est réservé aux docteurs en pharmacie employés dans les pharmacies car inscrits à l’ordre des pharmaciens.
Revenons-en à la différence client/patient. On voit bien que les clients de la parapharmacie et ceux de la pharmacie ont des objectifs différents : pour faire simple, les uns sont des clients à la recherche de produits de qualité non vendus en grandes surfaces et les autres sont des patients venant chercher leur traitement et ayant besoin de conseils adaptés. Dans les pharmacies, le patient peut aussi être un client puisqu’il peut acheter des produits cosmétiques en plus de son traitement.

R: d'un point de vue professionnel, quel conseil donneriez-vous aux clients/patients?
P: Le cœur de métier du pharmacien est toujours resté la délivrance des médicaments, la parapharmacie n’est pas sa priorité même s’il s’agit d’un poste important (mais pas primordial) de la pharmacie d’officine. Le seul conseil que je peux donner aux patients et aux clients : faire très attention à la vente par internet. Ne JAMAIS acheter de médicaments sur internet et se soucier de l’origine géographique et du sérieux des parapharmacies en ligne. Votre santé n’a pas de prix !


R: les pharmacies ont-elles connu une baisse de chiffre d'affaire avec l'arrivée du secteur parapharma en grande distrib?
P: Cela fait plus de vingt ans que la parapharmacie peut être vendue en grande surface dans des rayons adaptés. Ainsi Leclerc, leader du mouvement, a commencé à vendre de tels produits dès 1988 et ne possède à l’heure actuelle « que » 105 espaces dédiés. Ses concurrents en possèdent beaucoup moins…On ne peut pas dire qu’ils puissent faire le poids face aux 23865 pharmacies. D’autant que les espaces dédiés à la parapharmacie ne se trouvent que dans les hypermarchés des très grandes villes, et les pharmacies de telles villes proposent déjà des prix plutôt bas à une clientèle relativement fidèle. Mais le problème actuel est celui du risque de perte du monopole sur les produits d’automédication que le président des centres Leclerc appelle de ses vœux (polémique de 2008).

L'association Philapharm/RetailCore se poursuit la semaine prochaine...et n'oubliez pas, si la pharmacie vous intéresse, d'aller voir par ici!

mercredi 18 février 2009

Carrefour menacé- actualisé




Depuis quelques semaines, les magasins Carrefour sont victimes de menaces. Des cartes de visite ornées de têtes de mort sont déposées dans les rayons. Tout cela s'était un peu calmé dernièrement, mais le groupe doit aujourd'hui faire face à des menaces plus graves. En effet, une lettre a été déposée au Carrefour de Venissieux, demandant une rançon de 800 000 euros en échange d'une liste de produits empoisonnés déposés dans les magasins.
Carrefour prend cette menace très au sérieux, et a augmenté la surveillance dans les rayons.
Alors, opération de destabilisation ou vraie menace, l'avenir et RetailCore vous le diront!

J'ai donc contacté l'enseigne par le biais de son service clients. Un membre du service communication m'a rappelée trois jours plus tard. Le groupe ne peut communiquer sur ce sujet, mis à part confirmer qu'une enquête est en cours. Ceci dit, cela nous apprend deux choses: Carrefour essaie de gérer son image et ce qui est dit sur elle sur le net, et sur retailcore, et enfin, il n'y a vraisemblablement pas de stratégie de gestion de crise nette chez eux pour le moment. En effet, on m'a annoncé que je ne pourrais rencontrer personne pour évoquer ces menaces.

Alors, ne pas communiquer, solution contre la destabilisation ou le danger?

mardi 17 février 2009

Le groupe Belge Delhaize joue un jeu dangereux.

En ce début d’année ou la plupart des contrats entre les fournisseurs et les grands groupes de distribution sont renégocier, le géant belge de la grande distribution, présent sur 3 continents et dans la quasi-totalité des pays européens n’a pas réussi à trouver un accord sur les prix avec le groupe Unilever.

En raison de ce désaccord sur les prix, le groupe Delhaize à tout simplement décidé d’interrompre la grande majorité de ses commandes auprès du groupe Unilever. Ces interruptions ont engendré de graves conséquences pour le groupe de distribution qui totalise une perte de plus de 30% de sa clientèle partie se fournir chez ses concurrents tels que carrefour ou encore Colruyt.

Cette perte nette de clientèle ne devrait cependant pas trop impacter les résultats du groupe qui n’est pas très présent sur le territoire belge, mais dont les activités sont très importantes aux États-Unis. Cependant, le conflit qui oppose les deux sociétés pourrait avoir des répercutions sur leurs relations au sein même des différentes filiales ce qui pourrait causer de grosses pertes en terme de part de marché et d’influence dans une industrie déjà très affectée par la crise et la baisse globale de la consommation.

Nous pouvons aussi nous interroger sur l’importance des marques ; il existe en général des produits alternatifs à chaque marque, mais la plupart des consommateurs semblent avoir une préférence certaine pour les grandes marques parfois plus chères et de mêmes qualités que les marques distributeurs et n’hésitent plus à changer de grande surface plutôt que de changer leurs modes de consommations.

Enfin, nous pourrons noter à travers ce dossier la rébellion de plus en plus fréquente des fournisseurs des groupes de grande distribution qui n’hésitent plus à quitter la table des négociations pour défendre leurs intérêts souvent soutenus par les consommateurs qui font pression sur les distributeurs afin que les produits soient réintégrés. Le rapport de force serait-il en train de s’inverser ?

vendredi 13 février 2009

Point actu: Carrefour menacé



Depuis quelques semaines, les magasins Carrefour sont victimes de menaces. Des cartes de visite ornées de têtes de mort sont déposées dans les rayons. Tout cela s'était un peu calmé dernièrement, mais le groupe doit aujourd'hui faire face à des menaces plus graves. En effet, une lettre a été déposée au Carrefour de Venissieux, demandant une rançon de 800 000 euros en échange d'une liste de produits empoisonnés déposés dans les magasins.

Carrefour prend cette menace très au sérieux, et a augmenté la surveillance dans les rayons.


Alors, opération de destabilisation ou vraie menace, l'avenir et RetailCore vous le diront!

mardi 10 février 2009

La Guadeloupe aux prises avec la crise.


L’ile est en grève depuis plusieurs semaines. Le collectif Lyannaj kont pwofitasyon (LKP) mène les mouvements de protestation, de plus en plus violents. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Yves Jego, a été dépêché sur l’ile, et en est reparti précipitamment dimanche, à la grande surprise de la population. Cependant, il a promis une baisse de 10% des prix sur une liste de 100 produits de première nécessité (liste qui sera publiée sous peu), et examine la demande du LKP d’augmenter le salaire minimum de 200 euros.

Depuis son départ, le mouvement s’est durci, menant jusqu’à la « Guadeloupe morte » hier : tous les magasins étaient fermés, et s'est même propagé en Martinique.

La grande distribution a été elle aussi victime des manifestants : vandalisme, vols, occupation des magasins… Les journaux télévisés français ont largement relayé la violence de ces actions. Ces enseignes ont depuis le début du mouvement fermé boutique, et seules les supérettes subsistent.

Les explications à cela sont nombreuses. Culturellement tout d’abord, la Guadeloupe a toujours porté un regard méfiant envers la métropole. Ensuite, les prix dans les DOM-TOM sont aussi excessivement élevés, pour des salaires locaux qui eux ne le sont pas. Le gouvernement ne peut certes harmoniser les prix sur ceux de la métropole, puisqu'il y a quand même un transport par avion très onéreux, mais fait déjà un geste. Cependant, augmenter le revenu le plus bas de 200 euros ne semble pas non plus être la meilleure solution, dans la mesure où pour pouvoir payer leurs employés, les patrons devront augmenter leurs prix... Il faudrait peut-être commencer par valoriser les produits locaux, mais ceux-ci pourront-ils tenir le rythme?


La Gazette de Berlin (http://lagazettedeberlin.de), le journal
francophone en Allemagne vient de faire paraître une interview d'Alain
Caparros, Français qui est depuis 2006 président du directoire du
Groupe REWE, deuxième acteur de la distribution en Allemagne (N°3 en Europe).

Retrouvez cette interview ici.

dimanche 8 février 2009

Carrefour, Label’vie au Maroc.

Le groupe Carrefour, deuxième distributeur mondial et numéro un européen, cherchait un partenaire marocain pour s’implanter au Maroc. Label’vie, 2ème opérateur de supermarchés au Maroc, se développait à un rythme effréné. Les deux se sont unis en concluant un accord de franchise pour exploiter des hypermarchés au Maroc, classé 6ème pays émergent le plus attractif pour la grande distribution par le cabinet américain de conseil en stratégie AT Kearney.
L’ouverture du premier hypermarché exploité par Label’Vie sous enseigne Carrefour est prévue le 19 février prochain à Salé, près de Rabat. Carrefour et Label’vie ne sont pas les premiers à se lancer dans l’aventure hypermarché au Maroc. Il en existe déjà comme ceux de l’enseigne Marjane, exploitée jusqu’en 2007 par l’ONA et Auchan, avant que ce dernier ne sorte de la course.

Sources : Yasmina, http://www.carrefour.com/docroot/groupe/C4com/Pieces_jointes/Communiques_de_presse/2009/Communique%20Groupe%20Carrefour%20-%20Accord%20de%20franchise%20LabelVie%20-%20060209.pdf

samedi 7 février 2009

Dur dur d'être hard discounter?


Les enseignes de hard discount ont su attirer une clientèle française rendue plus sensible à l'argument "prix" avec la crise économique. L’essor du hard-discount en France a débuté en 1988 avec l’arrivée de deux enseignes allemandes précurseurs dans ce segment : Lidl et Aldi. Vingt ans plus tard, en 2008, les chaînes de hard discount ont atteint, selon une étude du cabinet TNS Worldpanel, 14,3% des parts de marché. Elles gagnent 0,7 point par rapport à 2007, alors que leur part de marché stagnait depuis 2005.
De part sa forte implantation, il possède environ un tiers des magasins de hard discount, l’allemand Lidl conserve la première place avec 4,8% de part de marché. Cette attractivité de Lidl s’explique aussi par sa politique des prix. Selon une enquête de Que Choisir, en effet, les magasins Lidl auraient affiché les prix les plus bas du segment hard-discount, en les augmentant moins que ses concurrents.
Car ces dernières années, sous couvert de hausse des prix des matières premières et du pétrole, les prix ont sensiblement augmenté, même dans les enseignes hard discount. Et il se peut que ces derniers profitent de cet engouement des français, une fois la barrière psychologique franchie, pour gonfler leurs prix.